Coronavirus: l’heure d’un réveil écologique a-t-il sonné?

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La pandémie de Covid-19 a déjà causé plus de 90 000 morts dans le monde (lemonde.fr). Antonio Guterres, le Secrétaire Général de l’ONU, annonçait le mercredi 1er avril que la Terre vivait sa « pire crise mondiale depuis que l’ONU a été fondée » en 1945. Mais qu’avons remarqué ?

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Si les humains vivent une grave crise sanitaire, notre planète la Terre elle se porte plutôt mieux. Avions cloués au sol, événements annulés, voyages interdits, usines à l’arrêt : si le coronavirus induit le monde dans une crise économique depuis celle de 2008, il a pour conséquence une chute des émissions de gaz à effet de serre. À quelque chose malheur est bon dit-on souvent.

Une crise sanitaire, moment de soupir pour l’environnement

En février 2020, les émissions de gaz en Chine un des pays les plus pollués au monde ont diminué de 25% par rapport à la même période en 2019 d’après le Centre de Recherche sur l’energie et l’air pur. Partout dans le monde entier, les gens respirent mieux à cause de la réduction de la pollution atmosphérique. Au Bénin, l’interdiction des transports en commun a fortement diminué l’émission des gaz d’échappement par les petits bus circulant dans les grandes villes communément appelés « Tokpa-Tokpa » qui en grande partie polluent l’atmosphère de Cotonou et ses alentours. Un constat fait aussi dans de nombreuses grandes métropoles du monde où le confinement est la règle d’or pour éviter la propagation du virus.

Pour le chercheur Joeri Rogelj, qui contribue aux travaux du Giec, il ne faut pas crier victoire trop vite : l’embellie écologique sera de courte durée. « Les réductions d’émissions liées au coronavirus ne sont pas structurelles. Elles vont disparaître dès que le transport de biens et de personnes sera rétabli après l’épidémie », prévoit-il.
Beaucoup de pays sont déjà dans des solutions de relance de leur économie. Les banques centrales des Etats réduisent leurs taux pour stimuler l’économie; cela nous rappelle la crise financière de 2008.

La crise du coronavirus après tout ne serait-ce pas une crise écologique ?

Dans le cas du nouveau Sars-CoV-2, le virus responsable du Covid-19, il semblerait que ce soit le pangolin qui ait permis la mutation de ce dernier et a rendu facile sa transmission à l’homme expliquait l’Ecologue de la santé Serge Morand, Directeur de recherche au CNRS en France un des pays fortement touché par le coronavirus. Selon lui, la responsabilité de l’homme dans cette crise se trouve dans la destruction de la biodiversité, ce qui augmente les risques d’épidémie. En Afrique surtout, bon nombre de personnes vivent principalement des produits issus de la forêt et cela favorise leurs contacts avec les animaux domestiques et les humains. Le fait que des virus qui restaient jusqu’ici dans les chauves-souris en Asie parviennent jusqu’aux humains est nouveau et directement lié à leur perte d’habitat. Cela les rapproche des animaux domestiques.
Depuis les années 60, les épidémies sont plus qu’auparavant chez les humains et l’interconnexion entre les pays ne faisant que croître, ces épidémies deviennent vite des pandémies. La perte de la biodiversité, l’industrialisation de l’agriculture et la flambée du transport de biens et de personnes sont des conséquences de la mondialisation qui favorisent l’expansion des épidémies.

Pour éviter à l’avenir cette crise sanitaire et même écologique, il faut préserver la biodiversité. Les gouvernements doivent promulguer des lois interdisant la consommation d’animaux sauvages non seulement pour protéger ces animaux mais aussi pour protéger les humains d’éventuelles autres contaminations. Par ailleurs, il urge d’améliorer la gouvernance des forêts et lutter contre la criminalité liée aux espèces sauvages, dans le but de protéger l’espace vital des espèces sauvages. La préservation de la biodiversité exige d’identifier, de quantifier et de gérer le patrimoine naturel et les services écosystémiques.

Obed KODJO

Jeune leader curieux, motivé et déterminé, Obed Kodjo est Agronome et blogueur qui milite dans des organisations qui prônent la conscientisation et l'essor de la jeunesse africaine. Innover est sa passion et pour cela il ne cesse de se cultiver afin de marquer la différence dans ses actes. Il rêve d'une Afrique consciente qui résoud ses problèmes par elle-même sans l'aide extérieure.

1 Commentaire

  1. Gangbazo Isaac
    10 avril 2020

    En effet à quelque chose malheur est bon… Il faut aujourd’hui se rendre compte de l’impacte environnemental de nos activités sur la planète et, en parallèle avec la gestion de la crise sanitaire actuelle, réfléchir à des moyens alternatifs et durables pour maintenir, ou mieux améliorer, l’état actuel de la planète.

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